J’ai toujours un ou plusieurs livres dans mon sac. Ils accompagnent mes attentes, mes voyages, mes moments perdus. Pour garder une trace de mes lectures, j’ai pris l’habitude de relever les phrases qui m’ont marquée, troublée, surprise. Je les pointe d’une croix dans la marge, et note au crayon, sur l’un des premiers feuillets blancs, la référence de leurs pages. Mises bout à bout, ces citations recomposent rarement un résumé de l’œuvre. Mais j’aime rouvrir un de mes livres et retrouver ce jeu de piste ébauché entre les pages. Pour La liste de mes envies de Grégoire Delacourt que je viens de terminer, cette suite de nombres a évidemment pris un sens particulier… Les numéros « gagnants » sont :

13, 35, 64, 101, 108, 137.

« Vous voyez, on se ment toujours. Parce que l’amour ne résisterait pas à la vérité. (…) Il n’y a que dans les livres que l’on peut changer de vie. Que l’on peut tout effacer d’un mot. Faire disparaître le poids des choses. Se retrouver soudain au bout du monde. (…) Je pense à moi, à tout ce qui me serait possible maintenant et je n’ai envie de rien. Rien que tout l’or du monde ne puisse offrir. (…) Être riche, c’est voir tout ce qui est laid puisqu’on a l’arrogance de penser qu’on peut changer les choses. Qu’il suffit de payer pour ça. (…) Il y a des malheurs si lourds qu’on est obligé de les laisser partir. (…) Je possédais ce que l’argent ne pouvait pas acheter mais juste détruire. Le bonheur. »

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