Le sommet de la Dent de Crolles m’a plus d’une fois échappé. Des nuages menaçants, un « raccourci » trop escarpé, un genou qui coince, m’ont par le passé contrainte à rebrousser chemin, à chaque fois avec dépit et un goût toujours plus amer d’échec. L’inaccessible sommet était donc devenu pour moi un défi important qu’il me faudrait un jour, à tout prix, vaincre.

Ce jour est enfin arrivé. L’ascension fut moins difficile que dans mes souvenirs et le panorama plus stupéfiant que dans mon rêve.

De la vallée, maintenant, je regarde la Dent de Crolles en me disant fièrement : « J’étais là-haut ! ». Cette petite victoire pleine de sens clôt en beauté, un bel été.

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