Un jour de David Nicholls m’a patiemment accompagnée ces dernières semaines. Trainant dans mon sac, de Beauvais à Grenoble, de Paris à Montpellier, il était toujours là, prêt à occuper mes déplacements en bus, à détourner mes angoisses dans les salles d’attentes, à m’aider à trouver le sommeil sous la couette. De petits bouts de paragraphes parcourus à la hâte en pages égrenées lentement, sa lecture s’est prolongée indéfiniment, comme si Un jour attendait le bon moment.
Cet instant m’a surprise au détour d’une phrase inattendue sur laquelle mon regard s’est glacé. Le souffle coupé, il m’a fallu quelques secondes pour reprendre le fil des mots. J’ai lu d’une traite le reste du roman, avec la sensation de rester en apnée, complètement immergée dans l’histoire d’Emma et Dexter. Arrivés à la dernière page, mes yeux ont doucement ralenti leur course, espérant retarder et peut-être même amortir leur collision avec le point final. En vain.

[cudazi_promotext]« L’avenir se dressait devant elle comme un monstre intimidant et mystérieux. Une longue succession de journées vides et angoissantes. Comment parviendrait-elle à toutes les remplir ? »[/cudazi_promotext]

[cudazi_promotext]« Depuis quelques temps, son chagrin lui fait l’effet d’une rivière gelée : il s’avance avec précaution, conscient de pouvoir sombrer à tout moment. »[/cudazi_promotext]

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